Crépuscule

David Bosc, L’incendie de l’Alcazar

Les rangs de pommiers, la route et la haie noire
dans l’étau inhumain
du crépuscule

 jusqu’à ce que s’ouvre
à travers ta poitrine
un appétit inquiet d’animal nocturne

l’oreille parvient à museler
l’aboi misérable des chiens
la narine insensiblement
déplace vers le fond
les remugles criards de poubelles qui débordent

et tout entier tu t’ouvres à de menus miracles
de feuilles émues, de fruits tombés
de remuements d’amour
au ventre d’un cyprès

 

 

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